Intervenants & modérateurs

Kristophe Léonard – Toulouse

Kristophe Léonard – Toulouse

Enseignant pendant une douzaine d’années en éducation prioritaire puis référent aux usages du numérique en Ariège, Kristophe s’intéresse aux apports du numérique dans l’apprentissage. Il s’investit dans des projets liant des partenaires potentiels de l’éducation nationale : Fablabs, collectivités territoriales, milieu associatif et accompagne des classes pour apprendre en dehors du contexte de la salle de classe.
 
Parmi les questions qui peuvent se poser lorsqu’on interroge l’apport du numérique dans l’apprentissage :
– Comment le numérique change l’accès à la fabrication d’objets matériels ?
– Apprendre en dehors de la salle de classe, comment cela affecte les aspects cognitifs, affectifs et sociaux ?
– Faire pour apprendre, cela change-t-il le rapport à l’évaluation ?
– En quoi le partage de ses réalisations permet d’apprendre à apprendre ?
 
 

Accompagner les élèves afin qu’ils deviennent de futurs citoyens acteurs de leur territoire

 

Problématique pédagogique :

Le numérique impacte nos vies au quotidien. On assiste en particulier à une dématérialisation de beaucoup de supports (correspondances privées, documents administratifs, moyen de paiement…) . Dans ce monde où les règles changent, comment s’adapter? En particulier, comment se réapproprier les objets de consommation ? Cette question concerne la formation du citoyen de demain et donc l’école.
 
L’hypothèse est qu’en proposant aux élèves et aux enseignants d’être créateurs plutôt que consommateurs, leur rapport aux mutations induites par le numérique sera plus distancié, plus conscient. Dans ce cadre, l’éducation aux médias passe par la création de contenus par les élèves afin d’enrichir une base de connaissance ouverte. Il est question de sensibiliser aux enjeux de la propriété intellectuelle.
 
Des mises en œuvre concrètes issues de partenariats entre des écoles du premier degré, des collectivités territoriales, des fablabs et des partenaires associatifs seront présentées sur le stand.
 
Il est question de permettre aux enseignants d’accéder à des supports pédagogiques matériels et surtout de faciliter l’échange de pratiques de classe incluant ces objets qui sont adaptables. Il est aussi question de permettre aux élèves de participer à des projets au service de la cohésion des territoires qui s’ouvrent au-delà du champ strictement scolaire. Il s’agit de contribuer à la réflexion en échangeant sur les freins et les leviers des collaborations.
 
En guise d’ouverture, comment les freins que l’on pourrait identifier au sein des territoires ruraux pourraient s’avérer être des moteurs pour l’innovation sociale ?
 

Changer la manière de produire :

Les supports pédagogiques matériels peuvent jouer un rôle dans l’apprentissage. En effet, on trouve de nombreux exemples de l’intérêt de manipuler, entre autres, dans les classes maternelles. Cela est d’autant plus intéressant que l’on peut adapter l’objet à un contexte spécifique, en particulier dans le cadre de l’ASH. Le numérique change nos possibilités d’action concernant les créations matérielles. Réaliser un objet avec une machine à commandes numériques ( imprimante 3D, découpeuse laser ou fraiseuse) revient essentiellement à créer le fichier numérique adapté.
 

Augmenter les possibilités d’échange de fichiers donc d’objets matériels :

Internet permet d’échanger des fichiers sans contrainte de temps et d’espace. De plus, les fablabs sont des tiers lieux qui permettent l’accès aux machines numériques et à une communauté d’utilisateurs engagée pour permettre à chacun de devenir autonome dans la création. Ainsi, la réalisation d’objets matériels personnalisés devient accessible à tous.
 

Relation avec le thème de l’édition :

En facilitant la mutualisation des compétences et la capacité d’ouverture, les fablabs contribuent à la mise en dynamique des différents acteurs du territoire (collectivités territoriales, éducation nationale, associations…).
 
Élèves, enseignants, élus, acteurs associatifs contribuent grâce à cet espace à faciliter les usages du numérique. Le partage de compétences et les rencontres ainsi permises viennent enrichir ce lien indispensable pour faire de l’école une ressource pour son territoire.
 

Synthèse et apport du retour d’usage en classe :

Les actions menées s’inspirent des pédagogies actives en particulier de la pédagogie de projet. Les réalisations concernent aussi bien des projets propres à la classe que des projets partenariaux au sein desquels les élèves agissent dans le monde «  des grands, pour de vrai ». Il s’agit d’apprendre en s’impliquant dans des initiatives qui permettent de comprendre et de valoriser son environnement proche.
 
Les compétences scolaires travaillées dépendent de la nature des projets. Les cinq domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture peuvent être investis. Voici quelques exemples de documentations créées par les élèves :
http://www.cometes-innovation.fr/projets-scolaires-2/

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